SIDI MEGRIS & EL AMRYETTES

SIDI MEGRIS

Autrefois, les Amer de Sétif étaient divisés en deux

fractions, les Amer-Ech-Cheraga (de l’Est), et les Amer-

El-R’eraba (de l’Ouest); aujourd’hui, ils sont partagés en

Amer-Edh-Dhahra (du Nord) et en Amer-El-Guebala (du

Sud).

Un saint marabout, venu du R’arb (Ouest), — la tradition

n’en indique pas l’époque — s’était établi sur le territoire

de la fraction des Amer-El-R’eraba, où il savait que

l’impiété des hommes et l’impudicité des femmes étaient

poussées jusqu’à leurs dernières limites. Son but était, —

bien qu’il n’en espérât pas le succès, — de remettre les uns

et les autres dans la voie droite, et, dans tous les cas, de les

avertir qu’ils avaient lassé Dieu par le mépris de sa loi, et

qu’il ne tarderait pas à les frapper s’ils persistaient à lui

donner des regrets de les avoir créés. En effet, les femmes,

affi rmait-on, ne songeaient exclusivement qu’à la satisfaction

de leurs appétits charnels, et, s’il fallait en croire les

tribus voisines, elles allaient même jusqu’à violenter les

voyageurs qui passaient sur leur territoire. On ajoutait encore,

— mais Dieu seul le sait, — qu’à défaut d’hommes

elles poussaient, dans leurs fureurs utérines, la gulosité de

la chair jusqu’à rechercher et même provoquer les caresses

bestiales de certains animaux domestiques.

Quant aux maris, dégoûtés jusqu’aux nausées de

l’ignoble luxure de leurs femmes, ajoutait-on, ils avaient

cherché en dehors d’elles, et dans des amours monstrueuses,

les plaisirs qu’ils ne trouvaient plus auprès de leurs méprisables

compagnes.

C’était une rude et diffi cile tâche, on le voit, qu’avait

entrepris là Sidi Megris, et il était plus que douteux qu’il

réussit dans sa mission, et qu’il arrivât à guérir ces corps

gangrenés jusqu’aux moelles et ces âmes en putréfaction. Il

était bien tard, en effet, pour tenter une telle cure.

Quoi qu’il en soit, Sidi Megris ne se rebuta pas, et,

soutenu par son zèle religieux et par l’ardeur de sa foi, il

commença son oeuvre de conversion. Ce fut aux hommes

qu’il s’adressa d’abord : il leur fi t honte de la conduite de

leurs femmes, et de la complaisance qu’ils mettaient à supporter

leurs débordements ; ils étaient la risée et l’objet du

mépris des tribus voisines. Ce n’était pas seulement de la

faiblesse qu’ils montraient dans cette circonstance, c’était

de la couardise et de la lâcheté. « Les moyens vous manquent-

ils donc, s’écriait l’ouali d’un ton plein de sévérité,

pour réprimer les honteux déportements et les moeurs dissolues

de vos femmes, et le Prophète ne vous a-t-il pas indiqué

les moyens de vaincre leurs résistances, de les dompter, de

les corriger ? N’a-t-il pas dit dans le Livre : « Si vos femmes

commettent l’action infâme (la fornication et l’adultère),

appelez quatre témoins. Si leurs témoignages se réunissent

contre elles, enfermez-les dans vos maisons jusqu’à ce que la

mort les enlève, ou que Dieu leur procure quelques moyens

de salut(1). » Et ailleurs : « Vous réprimanderez celles dont

vous aurez à craindre la désobéissance ; vous les reléguerez

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1. Le Koran, sourate IV, verset 10.

dans des lits à part ; vous les battrez(1) » Ne vous trouvezvous

pas suffi samment armés pour réprimer leur scandaleuse

conduite ?… Et vous-mêmes, ô Amer ! que dirai-je de

la vôtre ? N’avez-vous donc rien à vous reprocher ? N’estce

point parce que, dans le principe, vous vous êtes éloignés

de vos femmes, parce que, ne, tenant aucun compte

des prescriptions du Prophète, vous vous êtes acquittés avec

trop de parcimonie de vos devoirs conjugaux envers elles,

parce que, oubliant que notre seigneur Mohammed a dit :

« Le mari qui embrasse sa femme gagne, pour chaque baiser,

trente bienfaits du ciel », vous leur avez trop mesuré

vos caresses ? N’est-ce point pour ces causes qu’elles ont

cherché ailleurs qu’au foyer conjugal les satisfactions charnelles

que vous ne pouviez ou ne vouliez leur donner ?,..

Peut-être aussi, continua le saint homme, n’avez-vous point

tenu la balance égale entre elles dans la distribution de vos

faveurs ? Rappelez-vous que le Prophète a dit à ce sujet :

« Gardez-vous donc de suivre entièrement la pente à l’endroit

de vos femmes, et d’en laisser une comme en suspens(2). » C’est-à-dire que celui qui a deux femmes ne doit

pas se laisser tellement entraîner par son amour pour l’une,

qu’il néglige tout à fait l’autre. Ai-je besoin de vous remettre

en mémoire le supplice honteux dont le Prophète menace

ceux qui transgressent ainsi sa loi ? Est-il indispensable que

je vous rappelle que ceux qui se laissent aller à commettre

cette faute paraîtront, au jour de la résurrection, avec des

fesses inégales ?… Quelle honte que sera celle qu’éprouveront

ces maris criminels !…

« Je n’en ai point encore fi ni avec vous, ô Amer !

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1. Le Koran, sourate IV, verset 38.

2. Le Koran, sourate IV, verset 128.

ajouta Sidi Megris, et avant de vous abandonner à votre repentir,

je veux vous rappeler aussi la fl étrissure qu’infl ige

le Prophète à ceux qui commettent le crime contre nature :

« Si deux individus parmi vous commettent une action infâme,

faites-leur du mal à tous deux(1) », c’est-à-dire réprimandez-

les publiquement, et souffl etez-les avec leurs pantoufl

es. Sans doute, continua le saint homme, ce châtiment

n’a rien d’excessif ; mais cela vous preuve que Dieu est

bon, et qu’il y regarde à deux fois avant de frapper ses serviteurs.

Pourtant, ne vous y fi ez pas, car ses colères sont

terribles. Souvenez-vous de la façon dont il a traité les vicieux

habitants des villes renversées(2), à qui il avait envoyé

le prophète Loth comme aujourd’hui il m’envoie vers vous

pour vous porter ses avertissements ; et je vous dirai comme

ce prophète à son peuple : « Abuserez-vous des hommes au

lieu de femmes pour assouvir vos appétits charnels ? En vérité,

vous êtes un peuple livré aux excès(3). » Mais le peuple

de Loth méprisa ses avertissements, et Dieu fi t pleuvoir une

pluie de feu sur ces méchants. »

Sous l’effet des menaces terribles de Sidi Megris, les

Amer furent saisis par la peur; leurs jambes débiles fl ageolèrent

sous eux, leurs yeux devinrent hagards, et leurs bouches

grimacèrent des paroles de repentir. Ils promirent au

saint d’user envers leurs femmes des moyens de châtiment

recommandés par le Prophète, et de mettre leurs reins en

rapport avec le bâton.

Bien que l’ouali ne comptât pas beaucoup sur les pro-

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1. Le Koran, sourate IV, verset 20.

2. Les cinq villes de la Pentapole, Sodome, Gomorrhe, etc.,

situées sur la mer Morte.

3. Le Koran, sourate VI, verset 79.

messes de ces abrutis, de ces tarés auxquels le vice avait

enlevé toute force, toute énergie, il parut néanmoins ne pas

douter de leur repentir, et de leur résolution de tenir compte

de ses conseils et de ses avertissements.

Avant de réunir les Amryat pour leur porter la parole de

Dieu, Sidi Megris voulut attendre l’effet des promesses que lui

avaient faites leurs maris. Quelques-uns d’entre eux s’étaient

empressés de commencer le traitement indiqué par le saint :

car, à diverses reprises, on entendait des cris de femmes alternant

avec des bruits sourds qui semblaient produits par la

rencontre d’un instrument contondant avec un corps mou.

Quand Sidi Megris jugea que le nouveau régime auquel

les Amryat avaient été soumises devait avoir produit son

effet, sur le plus grand nombre du moins, il leur donna rendez-

vous sur l’Aïn-El-Kelba. La curiosité et un autre motif

dont nous parlerons plus bas les décidèrent à répondre à

cet appel, auquel aucune d’elles, jeune ou vieille, ne voulut

manquer.

Lorsque le saint arriva sur le lieu qu’il avait assigné,

les Amryat y étaient déjà réunies. Les linges de nuance terreuse

qui leur servaient de vêtements les faisaient se confondre

avec le sol sur lequel elles étaient assises dans diverses

attitudes, qui n’avaient rien de commun avec ce que

nous appelons la décence ou la pudeur. Quelques-unes,

— très peu, — portaient un enfant amarré sur leurs reins.

Il y avait là aussi des adolescentes qui, pour la malpropreté

et l’effronterie, ne le cédaient en rien aux femmes faites.

C’était un bruit assourdissant de voix appartenant à toutes

les gammes, surtout à dalles qui se rapprochent le plus du

cri des oiseaux… domestiques. Ces voix exprimaient divers

sentiments, diverses impressions; mais celui de la colère

et de l’irritation y était eu dominance; on sentait la haine

sourdre de ce milieu houleux, auquel l’agitation et le balancement

des corps donnait l’aspect de hautes herbes desséchées

tourmentées par le vent.

Ces femmes portaient toutes les marques du vice dans

ce qu’il a de plus hideux, et tous ces visages exprimaient la

charnalité dans ce qu’elle a de plus matériel, de plus bestial :

corps exsangues, émaciés, anèmes ; pannosité des chairs à

tons céracés, peau molle comme celles des malacodermes,

et dépourvue d’élasticité, seins fl asques et avachis se balançant

sur des poitrines osseuses comme des vessies dégonfl

ées, membres grêles supportant une chute de reins exagérée,

traits du visage tirés et contractés, yeux tantôt ternes et

sans éclat, et tantôt lançant des étincelles du fond de leurs

cavernes de koheul, lippitude des paupières, béance de la

lèvre inférieure, tous les désordres enfi n qu’amènent chez

la femme les excès génitaux.

Dès que parut Sidi Megris sur les hauteurs qui dominent

l’Aïn-El-Kelba, sa haute taille se profi lant sur le ciel à

l’horizon, son long bâton ferré à la main, un murmure confus

s’éleva du milieu de l’assemblée des femmes : « Le voilà,

monseigneur le conseilleur ! monseigneur du bâton ! »

s’écrièrent quelques-unes d’entre elles, faisant ainsi allusion

au conseil qu’avait donné le saint homme à leurs maris

de les châtier pour les ramener à l’obéissance et à la vertu.

« Par Dieu ! nous te ferons manger ton eukkaza(1) d’un bout

à l’autre, ô Sidi Meuslouh(2) ?… D’où vient donc cet ouali

de Cheithan(3) ?… et pourquoi s’est-il abattu chez nous plutôt

qu’ailleurs ce frappeur de femmes ?… Par Dieu ! nous

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1. Long bâton formant crosse pour s’appuyer.

2. Castrat.

3. Ce saint de Satan, du diable.

allons lui donner une dhifa(1) dont il se souviendra, à ce maudit,

fi ls de maudit ! »

Le saint s’était arrêté dès qu’il avait été en vue des

Amryat, et; appuyé sur son bâton, il parut contempler le

spectacle qu’il avait sous les yeux ; il semblait hésiter à descendre

au milieu de ce groupe impur de chahouanyat (lubriques)

; on aurait dit qu’il redoutait de pénétrer dans cette

zone gynéenne, d’où se dégageait cette odeur fade et nauséabonde

qui est particulière aux lieux de débauche, Mais

l’ardeur de sa foi l’emporta sur sa répugnance. Contrairement

à l’usage, lorsqu’il s’agissait d’un homme de Dieu,

Sidi Megris n’était plus qu’à une centaine de pas de ces

femmes, et cependant pas une seule n’avait bougé; aucune

d’elles n’était venue au-devant du saint pour lui baiser le

genou ou le pan de son bernous. « Par ma tête ! ces fi lles

du péché, pensa le saint, sont bien perverses ! Elles ont besoin

de goûter au châtiment, et, certes, ce n’est pas moi qui

détournerai d’elles le bras de Dieu ! » Sidi Megris avança

encore de quelques pas, espérant toujours qu’elles se décideraient

à venir à lui ; mais ce fut en vain : elles affectèrent,

au contraire, de continuer leurs réfl exions inconvenantes à

l’endroit du saint homme, et sur un ton assez élevé pour

lui permettre d’en saisir quelques-unes au vol. Outré de la

conduite et de l’attitude déplorable de ces chiennes impies,

le saint se décida à les interpeller : « ش les fi lles de celles

qui n’ont jamais dit : « Non ! » s’écria le saint d’une voix

tonnante, est-ce ainsi que vous oubliez le respect que vous

devez à l’homme d’abord, et ensuite à celui qui est l’Envoyé

de Dieu ? » Elles ne bougèrent pas plus que si le saint

n’eût jamais existé ; elles mirent le comble à leur insolence

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1. Le repas de l’hospitalité.

en ricanant d’une façon des plus méprisantes ; quelquesunes

même répondirent par des obscénités.

C’en était trop ! A bout de patience, Sidi Megris se mit

en prière, demandant à Dieu de faire respecter son serviteur.

Il avait à peine achevé sa dernière prosternation qu’un

épouvantable bruit souterrain se faisait entendre, qu’une

violente poussée de bas en haut, se produisait sur la croûte

du sol où étaient groupées ces femmes, et venait les jeter, la

face contre terre, au pied du tertre sur lequel s’était arrêté le

saint.

Ce miracle était certainement de nature à les faire rentrer

en elles-mêmes, et à leur faire comprendre qu’il pouvait

y avoir quelque danger à s’attaquer à un saint pouvant

disposer d’une telle puissance ; mais ces femmes étaient si

profondément tarées, si radicalement corrompues, qu’elles

ne voulurent pas se rendre à l’évidence, et qu’elles osèrent

entamer la lutte avec le saint : « ش Amryat ! leur dit Sidi Megris,

Dieu m’a envoyé vers vous pour vous avertir et vous

porter ses commandements…. Vous avez abandonné la voie

droite, ô femmes ! et vous avez pris celle du péché… Certes,

sachez-le bien, ce n’est point que Dieu tienne tant que cela à

vous sauver : car, pour ce que vous feriez dans son paradis,

il peut parfaitement se passer de vous; seulement, en vous

perdant, vous causez également la perte de vos époux, qui,

eux aussi, et par votre faute, traînent une existence d’opprobre

et d’ignominie !… Je vous en avertis, ô femmes !

renoncez au péché de zna(1), car Dieu hait la fornication !…

Rappelez-vous qu’un saint Imam a dit : « Gardez-vous de

forniquer ; car la fornication a quatre Résultats : elle fait

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Publié dans : Non classé | le 4 mai, 2007 |2 Commentaires »

SETIF VU PAR IBN HAWKEL

Setif , ville florissante, est dans le voisinage de Mila, Mesila et Constantine. Les berbères de ces environs Se distinguent par les mœurs que nous avons déjà Décrites ; ils sont non seulement pleins d’hospitalité  Pour leurs hotes , mais ils leur prostituent leurs enfants Mâles, en choisissant pour eux ceux des meilleures familles.Cet usage attira sur eux la colère d’Abou Abd Allah , le Missionnaire, qui les mit hors la loi. J’ai appris d’Abou Ali Ibn Abi Said qu’ils voulaient par là donner une Grande marque d’honneur à leurs hotes, et ils s’en Vantaient comme d’une chose honorable. Cette coutume N’existe pas chez les ketama et quelques autres tribus ; Ils la condamnent même, et ne souffrent pas qu’on parle D’une pareilles chose. 

 DESCRIPTION DE L’AFRIQUE  par IBN HAWKEL.

traduite de l’arabe par M. le Baron Mac Guckin de Slane. 

in  JOURNAL ASIATIQUE  3eme serie 1842

tome :13 page 247.

Publié dans : Non classé | le 17 mai, 2007 |2 Commentaires »

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Publié dans : Non classé | le 14 mai, 2007 |Pas de Commentaires »

LES AMRYETTES & SIDI EL HUSSAIN EL WARTILANI

Parlant des gens de ‘Amar, il continue : Les pèlerins algériens n’ont aucune discipline. Ils ne tiennent compte ni dece qui leur est ordonné, ni de ce qui leur est défendu, et surtout ces gens de ‘Amar. Quand quelqu’un ne partage pas leurs erreurs. il devient vite pour eux un ennemi exécrable. ils me détestaient parce que je leur rappelais la sunna et les invitais à se conformer aux prescriptions de la Loi… je leur demandais surtout de voiler leurs femmes. Celles-ci voyageaient en effet visage, bras et jambes découverts, exposant ainsi. leurs appâts à la vue de tous. Bien plus,elles se faisaient coquettes pour faire impression sur ceux qui les regadaient. Je voulais leur faire subir, à elles et à leurs maris, les rigueurs de la Loi : Il en est résulté une grave dispute… Nous avons entendu dire que certaines dévergondées allaient encore plus loin. Elles prétendaient posséder des attributs divins, alors qu’elles étaient, en réalité,sous le pouvoir de Satan et de leurs désirs insatiables. Elles s’offraient donc d’elles-mêmes aux hommes. Elle, affirmaient en même temps que Le mâle qui ne se prêtait pas à leur jeu infame devait fatalement subir un malheur. La femme disait à I’homme :  » situ ne veux pas de moi, il va t’arriver ceci et cela  ». Puis, elles usait de certains artifices, et la menace semblait se réaliser. Alors l’ignorant, l’abusé, le trompé, le vaincu  le trahi, le malheureux, le pauvre d’esprit, s’imaginait que la galante faisait des miracles .

extrait du livre » NUZHAT EL ANDHAR FI RIHLAT FADHL ILM ATTARIKH WAL AKHBAR ».

SIDI AL HUSSAIN BEN MOHAMED  ASSAID ACH CHARIF AL WARTHILANI.

né en 1710 mort 1779.

originaire de MILA. installé aux environs de GUENZET

Affilie à la confrérie CHADHLIYYA-ZERROUKIYYA.

Publié dans : Non classé | le 1 mai, 2007 |3 Commentaires »

A propos

ce blog vise a recolter le maximum d’information sur l’histoire sociale des ouled-ameurs staifia.

Publié dans : Non classé | le 1 mai, 2007 |3 Commentaires »

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